Publié le par l’équipe Coachiamo.
Il y a une heure, le matin, où la mer est plate, la plage vide et l’air encore frais. C’est l’heure du yoga, et trois villes de cette plateforme s’y prêtent particulièrement : Saint-Tropez pour ses plages et ses terrasses, Monaco pour le Larvotto et ses toits, Miami pour South Pointe et Key Biscayne. Un professeur qui vient à vous, avec les tapis et les briques, transforme cette heure en habitude.
Saint-Tropez : Pampelonne avant huit heures
De mai à septembre, les plages de Pampelonne et des Salins sont vides jusqu’à huit heures. Les professeurs de yoga du golfe y donnent des séances particulières ou en petit groupe, pour une famille ou des amis, et se déplacent aussi sur les terrasses des villas de Ramatuelle et de Gassin, qui regardent le golfe. En plein été, la séance du matin est la plus demandée ; en juin et en septembre, le soir, face au coucher du soleil, devient possible.
Monaco : le Larvotto et les toits
À Monaco, la mer est à dix minutes de tout, et la plage du Larvotto sert de studio tôt le matin, avant que la Principauté ne se réveille. Les toits-terrasses des résidences font le reste : beaucoup de professeurs y donnent des séances toute l’année, l’hiver étant doux. Réservez avant neuf heures ou après dix-huit heures, quand la ville respire.
Miami : South Pointe au lever du soleil
Miami a la lumière la plus spectaculaire des trois : le soleil se lève sur l’Atlantique, et South Pointe Park, la plage de Key Biscayne ou le sable de Miami Beach sont pleins de tapis dès six heures et demie de novembre à mai. Les professeurs enseignent en anglais et souvent en espagnol, se déplacent dans les résidences, et les prix s’affichent en dollars. De juin à octobre, la séance de l’aube reste possible ; celle du soir subit les orages.
Ce que le professeur apporte
Tout. Les tapis, les briques, les sangles, parfois un bolster. Vous venez avec une tenue souple et une serviette. Le professeur adapte la séquence à votre corps, à votre dos, à votre souffle, et non à un programme écrit d’avance : c’est ce qui distingue le cours particulier du cours collectif, où l’on suit la personne du premier rang. En fin de séance, il vous laisse une courte routine, dix minutes à refaire seul les jours sans cours.
Seul ou à plusieurs
Le cours particulier coûte autour de quatre-vingt-dix euros à Saint-Tropez, cent vingt dollars à Miami ou à Los Angeles. En petit groupe, jusqu’à six personnes, le prix par personne baisse nettement, et c’est la formule des maisons de vacances : la séance du matin réunit ceux qui veulent, les autres dorment. Chaque professeur fixe ses prix ; la plateforme ne prend aucune commission dessus.
Garder la pratique d’une ville à l’autre
Le yoga est une pratique, pas un cours : ce qui compte est la régularité, et les vacances la cassent souvent. Ici, le professeur note dans votre carnet les postures travaillées, celles qui vous résistent, la séquence qu’il vous a laissée. Le professeur que vous verrez à Monaco en hiver ou à Miami en février lira la même page, et la pratique continue au lieu de recommencer. C’est modeste, et c’est exactement ce qui manquait.
Avant de réserver
- Dites au professeur ce qui vous gêne : un dos, une épaule, un genou. La séance en tient compte.
- Précisez le lieu : plage, terrasse, salon. Il adapte le matériel qu’il apporte.
- Prenez l’heure la plus tôt possible. La mer plate et l’air frais font la moitié de la séance.
Yoga ou pilates
La question revient souvent. Le yoga travaille le souffle, la souplesse et le calme ; le pilates travaille le centre du corps, la posture et le contrôle du mouvement. Les deux se pratiquent au sol, face à la mer, avec le même professeur quand il enseigne les deux, ce qui est le cas de plusieurs coachs de Saint-Tropez. Si vous avez le dos fragile ou une reprise après blessure, commencez par le pilates ; si vous cherchez à dénouer une année de bureau et à mieux dormir, le yoga. Et rien n’interdit d’alterner : la séance du matin en yoga, celle de l’après-midi en pilates, quand les vacances le permettent.
Dans tous les cas, dites au professeur d’où vous partez : combien d’années de pratique, quelle école, quelles postures vous résistent. Une séance particulière commence par cette conversation, et elle vaut la moitié du cours.
